Le Blog-Mémoire du Groupe 3
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3 janv. 2011

Sortie du 1er janvier

Ce samedi coïncidant avec le 1er jour de la nouvelle année, tout est exceptionnel pour cette 1ère sortie cyclo 2011 : rendez-vous en altitude et à l'abri (au 296 Montée de la Ruelle), à une heure insolite (9h30), pour une courte virée baptisée "Challenge du Nouvel An", et avec un ravitaillement avant même le départ !
Ce qui incite 7 cyclos, dont Jacques notre dynamique Président, à braver froid, humidité et peut-être fatigue du réveillon, pour se retrouver devant café chaud et croissants, et pour se souhaiter plein de bonnes choses en 2011. Il y en a même un 8ème qui, trop tardivement sorti du lit, arrive endimanché pour partager vœux et collation et encourager les partants.
Courte tentation de rester encore un peu au chaud, en prétextant attendre d'éventuels retardataires…, puis c'est le départ peu avant 10h. Dilemme : commençons-nous par une sévère grimpette ou par une agréable descente ? À l'unanimité, on se laisse glisser dans la pente pour frôler notre rendez-vous traditionnel de la place Jean-Moulin, puis pour faire doucement chauffer le moteur en montant sur le plateau de la Dombes.
Faible circulation. Ciel gris et bas, plaques de neige sur les talus, fossés remplis de glace ; ce qui nous pousse à pédaler à bonne allure. Un regroupement est prévu au Golf de Mionnay. Mais il en manque 2. Attente, retour de certains au carrefour précédent, puis décision de poursuivre à 5. (Nous apprendrons au retour en retrouvant l'un d'eux, qu'une crevaison suivie d'un blocage de dérailleur ont obligé nos 2 compagnons à un arrêt prolongé, puis à un parcours abrégé.)
Le groupe de 5 continue donc son exploration de la proche aire de jeu de l'AC3F pour déceler ce qui a pu changer en 2011. Non, tout est bien à sa place : l'étang Beaubertas désert et comme figé par le froid, la petite église de Romanèche toujours robuste, les cribs du Tremblay remplis de maïs à ras bords, le château d'eau tubulaire et l'émetteur de Tramoyes aux sommets noyés dans la brume, les Monts d'Or fantomatiques en toile de fond…
Rassurés, nous nous offrons encore quelques zigzags dans les faubourgs de Cailloux (routes du Favret, du Buisson, du Bargassin, de l'Épinette…) pour le plaisir de terminer en descente --comme au départ-- la trop célèbre Montée de la Ruelle.
Il est midi passé. La "courte virée" aura duré 2 bonnes heures, soit 2 fois plus que prévu ! Et pour faire passer ces 38 premiers km de l'année, il reste encore croissants et café, et même une lampée d’eau-de-poire de notre ami Claude. Mais là, pas question d’en doubler la dose si nous voulons rejoindre à bon port nos pénates.
Vérification a donc été faite, au cours de cette sortie aussi fraîche que chaleureuse, que notre décor favori est toujours là, avec tous ses repères. Tous les acteurs peuvent maintenant entrer en scène à vélo pour la représentation 2011 !

23 déc. 2010

Sortie du 18 décembre

De nouveau de la neige et du froid en ce dernier samedi d’automne. Donc pas de vélo, mais rando sur proposition de Bruno, notre spécialiste attitré des Monts d'Or qui a plus d'un circuit dans son sac. Grosse affluence à Couzon, avec 25 partants (dont 9 féminines) qui ont revêtu la parfaite panoplie du marcheur hivernal (on aperçoit même une paire de raquettes sur un sac !).
Ça commence par la montée Georges-Lyvet, puis par un rude sentier enneigé jusqu'à atteindre la route du Génie. Le relief s'adoucit en prenant vers le nord une succession de pistes forestières (Chemin des Chèvres, des Grolles, des Chasseurs, du Bois des Cieux…) qui nous amènent juste au-dessus de Curis avec vue sur Neuville et Genay.
Retour direction sud par le Chemin du Pinay bordé de murets. Passage près des vestiges d'une maison dont il ne reste que les montants et le linteau d'une porte de pierre. Comme si d'accueillants habitants-fantômes nous y invitaient, nous y faisons la pause avec en-cas et gorgées de café chaud…
Peu après, nous voilà à la Croix Vitaise (438 m) et à la route qui permet de passer du vallon de Poleymieux à la vallée de la Saône. Après quelques mots échangés avec des vététistes (routiers ce jour), nous continuons par la piste enneigée en direction du Mont Thou.
À mi-distance, 10 marcheurs choisissent de rentrer en descendant au plus court sur Couzon. Tandis que Bruno emmène les 15 autres sur une variante, sorte de parcours du combattant en s'approchant de la zone militaire : montée soutenue dans le bois jusqu'à 200 m du Mont Thou, puis descente aussi sec, chacun comme il peut, à travers champs dans 20 cm de neige, puis bois et broussailles, en suivant le tracé du fameux Trail des Cabornis !
Nous retrouvons confort et sécurité sur la route au niveau de la source du Rochon ; illusion…, car c'est sur une plaque de verglas du Chemin de l’Écoran que l'un de nous glisse et chute (sans gravité grâce au sac à dos).
Arrivée à 16h50 après 11 km et 600 m de dénivelé, heureux de clore l'année sur une aussi belle sortie en commun, même sans nos chères montures. Car nous les ménageons pour qu'elles nous emmènent encore loin en 2011 !

14 déc. 2010

Sortie du 11 décembre

La neige a fondu, le froid est supportable, alors priorité au vélo ; d'autant qu'il nous faut digérer tout ce qu'on a vu et entendu la veille lors de l'AG du club, et continuer par les travaux pratiques.
Donc, une sortie d'entretien au programme, d'une rive à l'autre de la Saône.
Départ via Curis ; le groupe 3 rallie là 2 cyclos et se retouve à 12 dont 5 féminines. Ciel gris, mais avec quelques strates orangées et bleues qui suffisent à nous donner du tonus pour traverser à bonne allure la plaine de Chasselay puis l'Azergues.
Après Morancé et Lucenay, retour vers la Saône qui, entre Anse et St-Bernard, sort déjà de son lit, mais nous laisse encore passer.
Remontée de la vallée du Formans, d'abord rive droite avec la variante de Didier M. par le chemin du Bois du Lys, puis rive gauche par d'autres routes aux noms aussi rustiques (chemins du Renard, du Bois…). Ce qui nous amène à la route d'Ars et à sa grimpette en direction du sud.
Pause à la ZI de Reyrieux avant de poursuivre avec un léger vent de dos jusqu'à Civrieux. Là, 5 cyclos proches de leur domicile, quittent le peloton qui poursuit sur la route de St Trivier, route traîtreuse souvent rectiligne et assortie de quelques bonnes côtes. Mais on en vient d'autant mieux à bout qu'elle nous offre un splendide panorama de fin du jour : Monts d'Or assombris, Monts du Pilat sur ciel doré, Fourvière se préparant à la dernière soirée de la fête des Lumières…
Presque à regret, nous nous laissons glisser jusqu'à FSM que nous retrouvons à 16h35 après une boucle de 54 km. Même pas frigorifiés, mais ragaillardis pour affronter en forme les 3 dernières semaines de l'année, celles des obligations, des bilans… et aussi des projets.

7 déc. 2010

Sortie du 4 décembre

L'hiver en automne persiste et signe ! Plus froid que samedi dernier, plus de neige (15 cm en bord de Saône) et, malgré --ou à cause de-- cela, plus de marcheurs (21 dont 1/3 de féminines) encore plus équipés (guêtres, bâtons…) ! Tous prêts à l'aventure sous la conduite de Bruno, le guide renommé des Monts d'Or qui a donné rendez-vous aux amateurs de paysages enneigés à 13h30 au pont de Couzon.
Départ sous un frais soleil en direction de St Romain et de son cimetière. Après avoir rejoint le sentier du Grand Tour des Monts d'Or, nous le quittons peu après pour contourner en sous-bois l’Ancienne Batterie de la Fréta et attaquer une rude montée dans une épaisse couche de neige fraîche.
Nous voici sur le sentier des rapaces avec comme repère direction sud, le haut de la tour relais du Mont Cindre tout proche. Pas de rapaces visibles en cette saison, mais quelques promeneurs batifolant dans la poudreuse et quelques VTTistes équilibristes.
Après quelque 100 m sur la Route des Crêtes "mise au noir" par les professionnels du déneigement, petite pause au lieu-dit ''Pierre Blanche'' sous un pâle soleil ; l'occasion d'échanger divers remontants et, chose exceptionnelle, de voir émerger des sacs quelques thermos de café ou thé !
Reprise sur tapis blanc vers le nord pour rejoindre le hameau de Salagon par un sentier en descente fort étroit. Mise à contribution obligatoire des bâtons, alors que notre guide Bruno s'en passe aisément et sort à peine les mains qu'il garde d'ordinaire dans le dos...
Après Chanelette et le bassin à salamandres, changement brutal de pente : il faut grimper, et maintenant dans la neige fondante et presque la boue. Ça passe, d'autant qu'un endroit difficile est aménagé avec un court escalier en bois avec rampe.
Puis après Pélocet, c'est la plongée à travers bois. Passage près d'un tunnel de carrière et de vestiges de l’aqueduc romain des Monts d’Or qui, prenant sa source dans le vallon de Poleymieux, long de 26 km et en pente de 1,4 mm/m, était destiné à alimenter Lugdunum.
Notre sentier se termine à la source du Rochon. Plus qu’à descendre la route du même nom pour atteindre Couzon en bon état, à condition d'éviter la chute, mais pas les glissades pour certains (…), sur une pernicieuse plaque de verglas en plein centre !
Arrivée à 16h35 alors qu'il fait -2°C.
Au final, 10 km de marche dans la neige fraîche tout près de chez nous. Occasion si rare que ça valait le coup de consentir à n'être pas cyclo ce jour. De quoi se dire au retour : "Toujours ça de pris !".

30 nov. 2010

Sortie du 27 novembre

Après le récent été indien, voilà sans transition l'hiver en plein automne : il a neigeoté la veille, le froid est là et le verglas est possible. Donc, vélo au repos. Mais pas Bruno qui, grand adepte de footing dans les Monts d'Or, convie les amateurs de marche à venir arpenter avec lui son terrain de prédilection.
C'est ainsi que 18 cyclos reconvertis en randonneurs pédestres bien équipés, se retrouvent à 13h30 au Pont de Couzon rive droite. Un seul groupe (l'AC3F n'ayant pas encore défini de subtils niveaux dans le domaine de la marche…) avec exactement la moitié de féminines.
D'emblée, ça monte, et ça réchauffe ! D'abord Chemin de l’Écoran, source du Rochon, tunnels de carrière des Torelles qui nous rappellent la grande époque de la pierre jaune de Couzon, avec ses zones d'extraction et son charriage jusqu'à la Saône.
La montée se poursuit à l'abri en forêt sur un fin tapis de neige. Passage près d'une des quelque 300 cabornes des Monts d'Or, puis la grosse boule du radar "Palmier" plantée au sommet du Mont Thou (609 m) est en vue.
Sommes-nous repérés ? Nous nous approchons sans peur et sans reproche… mais nous arrêtons à distance respectable au niveau de la table d'orientation.
Petit vent froid, pieds dans quelques cm de neige, panorama plus visible sur la table de lave qu'en réel. Néanmoins, entre les nuages, des rayons de soleil illuminent Lyon et quelques parcelles de la Dombes. Bref arrêt seulement avant d'attaquer la descente côté St Romain. Pause à une autre caborne, passage au hameau de Montoux, à Salagon, puis descente rapide en sous-bois (en remarquant le petit abreuvoir à salamandres) jusqu'à St Romain.
Arrivée à Couzon à 16h35. Soit 3h pour faire une dizaine de km. L'allure fut modérée, ce qui permit les bavardages, mais régulière, ce qui permit de roder les mécaniques (humaines) pour la marche. Car qui sait si ce rodage ne va pas s'avérer bien utile pour envisager d'autres sorties pédestres vu l'hiver qui s'annonce ?